mes humbles oeuvres
Publié le 31/10/2009 à 15:55 par sephora
Vous êtes parmi nous, autour de nous,
Si proches, au point que nos âmes peuvent se toucher,
Quelle déception si cruelle de vous sentir non loin de nous,
De ne pouvoir vous parler.
Vous, vous pouvez nous observer,
Nous, on ne peut vous voir,
On ne peut que vous penser,
Pourtant, nous aimerions tant vous revoir.
Vous qui nous étiez si chers de votre vivant,
Vous, auquel le nom de fantômes vous a été donné,
Vous qui disparaissez au soleil levant,
Et ne réapparaissez qu'à la nuit tombée.
Si vous pouviez réellement exister,
Vous nous montreriez où se trouve la sagesse,
Bien qu'elle soit dans notre cœur désabusé,
Mais elle s'exprime sûrement en nous sans délicatesse.
Ne désespérons pas,
Elle nous appartiendra un jour,
Quand nous serons là-bas,
Dans ce lieu où vous êtes depuis toujours.
Bénédicte
Publié le 24/10/2009 à 16:05 par sephora
Tes grands yeux noirs, insondables,
Sont un mystère pour moi,
Je vois mon visage s'y refléter,
Mais sans jamais savoir ce que tu penses de moi.
J'ai l'impression étrange,
De n'être qu'une image pour toi
Quand tu penches ta tête,
Et que tu me scrutes d'avantage
Je sens mon cœur s'accélérer,
Et je reste dans l'attente,
D'un geste, d'un mot de ta part,
Qui le ferais se réchauffer.
Quand ta main m'effleure sans le vouloir,
Quand ton sourire m'ait destiné,
Je tremble.
Mes pensées se troublent.
Je me sens stupide,
Et je me fais violence,
Pour ne pas laisser,
Mon amour transparaître.
Parfois, je crois découvrir,
Au fond de ton regard,
Un sentiment égal au mien,
Mais aussitôt une distance se fait entre nous.
Tu reprends le contrôle,
Tu redeviens inaccessible,
Pourquoi ?
Bénédicte
Publié le 16/10/2009 à 19:44 par sephora
Enfin, je m'endors,
Je me blottis tout contre ton corps.
J'en ressens la chaleur,
Comme un havre de bonheur.
Ta main me caresse,
E jamais ne se lasse.
J'aime quand tu m'enlaces,
Mais je préfère quand tu m’embrasses.
Partage mes peines et mes joies,
Ensemble parcourons le monde.
Et jamais ne t'éloignes de moi,
Fais moi entrer dans la ronde.
Celle de la vie à deux,
Où toujours nous serons heureux.
Plus de peurs,
Que du bonheur
Bénédicte
Publié le 11/10/2009 à 10:12 par sephora
Le soleil brille en ce jeudi,
En ce jour d'automne,
Sa lumière éclaire un paysage changeant,
Elle m'éblouit par sa pureté.
Enveloppant tout d'un halo doré.
Sa chaleur est infime,
Mais suffisante pour emplir mon corps,
D'une agréable douceur.
Je me promène par ce beau matin,
Dans ce parc urbain,
Il est tôt et les bruits de la ville ne m'atteignent pas encore.
Je sens une paix m'envahir,
Je laisse mon esprit vagabonder,
Et je rêve d'un monde meilleur.
Je m'imagine entouré d'amis,
Heureux d'être là simplement avec moi.
J'imagine un banquet grandiose,
Où tous ensemble nous rirons
Et danserons jusqu'à la tombée du jour.
Insouciants du lendemain,
Laissant de côté les vicissitudes de la vie.
Prenant chaque instant,
Comme une petite perle de bonheur,
Si rare, si fragile et si précieuse.
Mes pas m'ont ramenés jusqu'à chez moi,
Je retourne dans mon antre de solitude,
Mais avec le cœur empli d'espoir,
Et l'esprit reposé.
La journée va être simple,
Et rien n'atteindra cette infime communion,
Que j'ai ressenti avec les éléments de la nature.
La seule qui reste libre et jolie,
La seule qui apaise mon âme torturée.
Bénédicte
Publié le 25/09/2009 à 19:31 par sephora
2008 : pleurer
Mes larmes coulent,
Et je déteste ça.
Cela montre combien je suis fragile,
Que je peux être vulnérable.
Pourtant, je sais bien,
Que pleurer ne sert à rien,
Mais c'est plus fort que moi,
Mes larmes coulent malgré moi.
J'ai beau serrer les poings,
Ou essayer de m'échapper dans une autre réalité,
Elles coulent sans discontinuer.
Comme j'aimerais être plus forte encore,
Afin d'encaisser les coups sans broncher,
Mais je n'y arrive pas,
Je n'y arrive plus.
Mes larmes coulent,
Mais je sais qu'un jour,
Je parviendrais à les chasser,
A ne plus les sentir couler,
Sauf en cas de bonheur !
Bénédicte
Publié le 20/09/2009 à 11:08 par sephora
2008 : mon être imaginaire
Tu vis en moi,
Parce que je t'ai crée,
Tu m'es inaccessible,
Parce qu'imaginaire.
Tu combles mes nuits,
Mais m'abandonne le jour,
Existerais-tu ?
Que je te chercherais partout.
J'errerais de ville en ville,
De pays en pays à ta recherche,
Je t'aborderais d'un sourire,
Et t'éblouirais de mon amour.
Je me réchaufferais à la chaleur de ton corps,
Tes yeux se voileraient de désir,
Et tu me murmurais tous ces mots,
Que j'entends dans mes songes.
Mais, je t'ai crée,
Et dès que le jour se lève,
Que lentement,
J'ouvre les yeux.
Tu disparais !
Et ton souvenir s'évanouit,
Dans la lueur du petit matin.
Bénédicte
Publié le 02/07/2009 à 18:09 par sephora
2009 : ma voisine
Une fois la nuit tombée, je sors en catimini,
Pour la contempler tout à mon aise.
Elle est toujours assise sur sa terrasse,
Et feuillette des dossiers.
Ses longs cheveux noirs,
Tombent du côté où penche sa tête.
Parfois, elle se relève et s'étire,
A ce moment là, je peux voir la finesse de sa silhouette.
Quand enfin, elle se lève et rentre chez elle,
Je ressens un vide immense.
C'est comme si le soleil venait d'être caché par un nuage,
Plus de luminosité, plus de chaleur.
Alors je suis obligé d'attendre la nuit suivante,
Pour pouvoir à nouveau la regarder en douce.
Cela fait maintenant un mois que j'agis ainsi,
Sans jamais avoir le courage de l'aborder.
Même quand je la croise le jour dans la rue,
Je change de trottoir par crainte d'apparaître stupide à ses yeux.
Tellement, je sais que mon air fasciné pourrait l'intriguer,
Pourtant, il faudra bien qu'un jour j'ose lui dire bonjour.
Et peut-être engager enfin la conversation,
Mais elle m'impressionne et me paralyse.
Alors je préfère l'observer en cachette,
Et ne pas risquer ainsi de la faire fuir.
Je ne peux continuer ainsi,
Je dois lui dire combien je la trouve belle.
Que j'ai envie d'être à ses côtés,
Que j'aimerais la prendre dans mes bras.
Et lui glisser à l'oreille tous les mots d'amour,
Qui me viennent quand je pense à elle.
C'est étrange comme les hommes peuvent être lâche parfois,
Alors c'est décidé demain, je me lance !
Bénédicte
Publié le 20/06/2009 à 17:02 par sephora
2009 : Adolescence
Sous tes airs bravaches,
Ton allure de jeune loup,
Tu caches un coeur tendre,
Une sensibilité à fleur de peau.
Tes yeux aux éclairs de rebelles,
Ta démarche franche et agressive,
Ta bouche aux plis cyniques,
Et tes vêtements de rockers,
N'arrivent pas à cacher entièrement,
Ce coeur pur à la recherche du bonheur.
Tu abordes ta vie,
Comme les gens dans la rue,
Avec colère et frustration,
Tu te dis qu'en jouant à l'homme,
On te considèrera avec respect,
Mais du haut de tes 16 ans,
Tu n'es encore qu'un enfant qui se cherche.
Ne soit pas impatient d'être pris trop vite au sérieux,
Laisse le temps faire son oeuvre,
Et t'amener lentement mais sûrement à l'âge adulte,
Profites de ces années d'insouciance,
Car on ne les retrouve jamais ensuite.
Moi j'étais comme toi,
Et vois ce que je suis devenue à présent,
Un homme désabusé et qui ne croit plus en son avenir,
Ne fais pas la même erreur que moi,
Ne souhaites pas grandir trop vite.
Réfugie toi dans tes rêves d'adolescent,
Amuses toi, ris et surtout ne te brûle pas les ailes,
Car c'est elles qui te permettent de t'envoler,
Sur le chemin de l'homme que tu deviendras sous peu.
Les années passent vite et jamais ne se rattrapent,
Vis chaque minutes, chaque secondes intensément,
Et arrêtes de te poser trop de questions.
La vie ne demande qu'à être vécue pour ce qu'elle est,
Pas pour ce que tu voudrais qu'elle soit.
Bénédicte
Publié le 15/05/2009 à 16:51 par sephora
2008 : ma peine
Ma peine vient,
Quand je vois ces terres arides,
Et beaucoup trop humides,
En d'autres endroits du monde.
Ma peine vient,
Quand je vois dans les yeux,
D'un petit africain mourant de faim,
Mon reflet d'européenne bien nourrie et repue.
Ma peine vient,
Quand je vois la cruauté,
De l'homme envers la nature et les animaux,
Il sera trop tard pour pleurer,
Quand ils disparaîtront.
Ma peine vient,
Quand j'entends des êtres humains pleurer de douleur,
De souffrance, causer par autrui,
Alors qu'il serait facile de remédier à tous ces maux.
Ma peine vient,
Quand j'écris ce texte,
Et que je constate combien,
Je suis impuissante face à tous ça.
Alors que tous ensemble,
On pourrait essayer de sauver ce monde,
Notre monde.
Surtout ne venez pas apaiser ma peine,
Mais venez plutôt m'aider à survivre malgré tout,
Et faire pendant un instant,
Que la paix et le bonheur règnent en maître,
Et annihilent cette peine définitivement.
Bénédicte
Publié le 02/05/2009 à 12:00 par sephora
2008 : paix intérieure
Sous un ciel bleu et pur,
Je m'étire face à la mer,
Je sens le sable sous mes pieds,
Infimes particules du monde.
Je m'avance vers l'eau,
Et la laisse effleurer mes pieds,
Inlassable ressac du temps qui passe.
La chaleur du soleil,
Réchauffe mon corps,
Fait dorer ma peau,
Et lui donne la couleur du bonheur.
Un vent léger et tiède,
Fait voler mes cheveux,
Et me berce gentiment.
Il fredonne la chanson de la vie,
L'éternel renouvellement de la nature.
Sous ce paysage grandiose,
Mon âme s'ouvre,
Et s'évade dans les cieux,
Jusqu'à faire partie de l'infini.
Une paix intérieure s'installe,
Et je peux enfin respirer sereinement
Bénédicte