Posté le 02/07/2009 à 18:09 par sephora
2009 : ma voisine
Une fois la nuit tombée, je sors en catimini,
Pour la contempler tout à mon aise.
Elle est toujours assise sur sa terrasse,
Et feuillette des dossiers.
Ses longs cheveux noirs,
Tombent du côté où penche sa tête.
Parfois, elle se relève et s'étire,
A ce moment là, je peux voir la finesse de sa silhouette.
Quand enfin, elle se lève et rentre chez elle,
Je ressens un vide immense.
C'est comme si le soleil venait d'être caché par un nuage,
Plus de luminosité, plus de chaleur.
Alors je suis obligé d'attendre la nuit suivante,
Pour pouvoir à nouveau la regarder en douce.
Cela fait maintenant un mois que j'agis ainsi,
Sans jamais avoir le courage de l'aborder.
Même quand je la croise le jour dans la rue,
Je change de trottoir par crainte d'apparaître stupide à ses yeux.
Tellement, je sais que mon air fasciné pourrait l'intriguer,
Pourtant, il faudra bien qu'un jour j'ose lui dire bonjour.
Et peut-être engager enfin la conversation,
Mais elle m'impressionne et me paralyse.
Alors je préfère l'observer en cachette,
Et ne pas risquer ainsi de la faire fuir.
Je ne peux continuer ainsi,
Je dois lui dire combien je la trouve belle.
Que j'ai envie d'être à ses côtés,
Que j'aimerais la prendre dans mes bras.
Et lui glisser à l'oreille tous les mots d'amour,
Qui me viennent quand je pense à elle.
C'est étrange comme les hommes peuvent être lâche parfois,
Alors c'est décidé demain, je me lance !
Bénédicte
Posté le 20/06/2009 à 17:02 par sephora
2009 : Adolescence
Sous tes airs bravaches,
Ton allure de jeune loup,
Tu caches un coeur tendre,
Une sensibilité à fleur de peau.
Tes yeux aux éclairs de rebelles,
Ta démarche franche et agressive,
Ta bouche aux plis cyniques,
Et tes vêtements de rockers,
N'arrivent pas à cacher entièrement,
Ce coeur pur à la recherche du bonheur.
Tu abordes ta vie,
Comme les gens dans la rue,
Avec colère et frustration,
Tu te dis qu'en jouant à l'homme,
On te considèrera avec respect,
Mais du haut de tes 16 ans,
Tu n'es encore qu'un enfant qui se cherche.
Ne soit pas impatient d'être pris trop vite au sérieux,
Laisse le temps faire son oeuvre,
Et t'amener lentement mais sûrement à l'âge adulte,
Profites de ces années d'insouciance,
Car on ne les retrouve jamais ensuite.
Moi j'étais comme toi,
Et vois ce que je suis devenue à présent,
Un homme désabusé et qui ne croit plus en son avenir,
Ne fais pas la même erreur que moi,
Ne souhaites pas grandir trop vite.
Réfugie toi dans tes rêves d'adolescent,
Amuses toi, ris et surtout ne te brûle pas les ailes,
Car c'est elles qui te permettent de t'envoler,
Sur le chemin de l'homme que tu deviendras sous peu.
Les années passent vite et jamais ne se rattrapent,
Vis chaque minutes, chaque secondes intensément,
Et arrêtes de te poser trop de questions.
La vie ne demande qu'à être vécue pour ce qu'elle est,
Pas pour ce que tu voudrais qu'elle soit.
Bénédicte
Posté le 09/06/2009 à 16:53 par sephora
Comment pourrions nous effacer de nos mémoires,
Les mythes de l'antiquité qui furent à l'origine des peuples ?
Ces dragons qui se transforment aux derniers moments,
En princes charmants.
Peut-être que tous les dragons qui passent dans nos vies,
Sont des princes qui attendent eux même,
Que nous devenions des héros.
Peut-être que ce qui nous effraie tant,
Et qui est enfoui au plus profond de nous,
Et là pour nous aider.
C'est pourquoi, il n'y a aucune raison d'avoir peur,
Si un chagrin nous envahi.
S'il semble que la vie nous abandonne.
Si la mort et le désespoir passent,
Comme l'ombre des nuages sur chacun de nos gestes.
Il faut continuer à croire que rien n'est immuable.
Que la vie ne nous a pas oublié,
Et que demain, à nouveau, notre foi renaîtra.
Il ne faut jamais renoncer.
Posté le 01/06/2009 à 18:34 par sephora
Quand je vous vois,
Je me sens envahit d'un bonheur si doux,
Que je ne saurais le décrire.
Mais en même temps,
Je suis la proie d'un rêve,
Qui ne se réalisera jamais.
Et je ressens un immense chagrin.
Tout ce que nous pouvons faire,
C'est endurer cette peine,
Et savourer chaque moment de bonheur.
Posté le 25/05/2009 à 19:57 par sephora
Quand rejeté par la fortune et par les hommes,
Je pleure solitaire sur mon triste destin,
Troublant le ciel sourd de mes plaintes inutiles.
Me regardant moi même,
Maudissant mon sort.
Désirant être un autre.
Plus riche d'espérance,
Avoir ses traits,
Comme lui être entouré d'amis.
Posséder l'art de l'un,
La prestance de l'autre,
Satisfait le moins de ce que j'ai le plus.
Quand occupé ainsi,
Au mépris de moi même,
Je pense à vous soudain.
Alors de cet état, mon âme,
Comme l'alouette au point du jour,
S'élève et entonne des cantiques,
Aux portes du paradis.
Car le souvenir de votre amour,
Est une telle richesse,
Que je ne cèderais pas ma place à un roi.
Posté le 15/05/2009 à 16:51 par sephora
2008 : ma peine
Ma peine vient,
Quand je vois ces terres arides,
Et beaucoup trop humides,
En d'autres endroits du monde.
Ma peine vient,
Quand je vois dans les yeux,
D'un petit africain mourant de faim,
Mon reflet d'européenne bien nourrie et repue.
Ma peine vient,
Quand je vois la cruauté,
De l'homme envers la nature et les animaux,
Il sera trop tard pour pleurer,
Quand ils disparaîtront.
Ma peine vient,
Quand j'entends des êtres humains pleurer de douleur,
De souffrance, causer par autrui,
Alors qu'il serait facile de remédier à tous ces maux.
Ma peine vient,
Quand j'écris ce texte,
Et que je constate combien,
Je suis impuissante face à tous ça.
Alors que tous ensemble,
On pourrait essayer de sauver ce monde,
Notre monde.
Surtout ne venez pas apaiser ma peine,
Mais venez plutôt m'aider à survivre malgré tout,
Et faire pendant un instant,
Que la paix et le bonheur règnent en maître,
Et annihilent cette peine définitivement.
Bénédicte
Posté le 02/05/2009 à 12:00 par sephora
2008 : paix intérieure
Sous un ciel bleu et pur,
Je m'étire face à la mer,
Je sens le sable sous mes pieds,
Infimes particules du monde.
Je m'avance vers l'eau,
Et la laisse effleurer mes pieds,
Inlassable ressac du temps qui passe.
La chaleur du soleil,
Réchauffe mon corps,
Fait dorer ma peau,
Et lui donne la couleur du bonheur.
Un vent léger et tiède,
Fait voler mes cheveux,
Et me berce gentiment.
Il fredonne la chanson de la vie,
L'éternel renouvellement de la nature.
Sous ce paysage grandiose,
Mon âme s'ouvre,
Et s'évade dans les cieux,
Jusqu'à faire partie de l'infini.
Une paix intérieure s'installe,
Et je peux enfin respirer sereinement
Bénédicte
Posté le 25/04/2009 à 12:00 par sephora
Puisque l'ombre gagne
Puisqu'il n'est pas de montagne
Au-delà des vents plus hauts que les marches de l'oubli
Puisqu'il faut apprendre
A défaut de le comprendre
A rêver nos désirs et vivre des "ainsi-soit-il"
Et puisque tu penses
Comme une intime évidence
Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
Puisque c'est ailleurs
Qu'ira mieux battre ton cœur
Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir
Puisque tu pars
Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles
Sauront t'aimer mieux que nous puisque
L'on ne peut t'aimer plus
Que la vie t'apprenne
Mais que tu restes le même
Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu
Garde cette chance
Que nous t'envions en silence
Cette force de penser que le plus beau reste à venir
Et loin de nos villes
Comme octobre l'est d'avril
Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte
Indélébile
Sans drame, sans larme
Pauvres et dérisoires armes
Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur
Puisque ta maison
Aujourd'hui c'est l'horizon
Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir
Mais pas trop tard
Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars
Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars
J'aurai pu fermer, oublier toutes ces portes
Tout quitter sur un simple geste mais tu ne l'as pas fait
J'aurai pu donner tant d'amour et tant de force
Mais tout ce que je pouvais ça n'était pas encore assez
Pas assez, pas assez, pas assez
Dans ton histoire (dans ton histoire)
Garde en mémoire (garde en mémoire)
Notre au revoir (notre au revoir)
Puisque tu pars (puisque tu pars)...
Posté le 23/04/2009 à 12:00 par sephora
STOP, J'ARRÊTE !
J'EN AI ASSEZ DES CRITIQUES, DES INSATISFAITS, DES LUNATIQUES, DES EGOISTES, DES INDIVIDUALISTES.
CE BLOG, JE L 'AVAIS FAIT POUR POUVOIR PARTAGER, ECHANGER ET JE SUIS DECUE.
ALORS JE GARDE POUR MOI TOUTES CES BELLES IMAGES QUI ME FONT VIBRER.
CERTAINS ME MANQUERONT.
MAIS MA PATIENCE S'EST EFFRITÉE ET J'AI PRIS LA DÉCISION DE PASSER A AUTRE CHOSE DE PLUS SINCERE, DE PLUS RÉEL.
BONNE ROUTE A VOUS
BYE BYE
BÉNÉDICTE